Beauvau, Matignon et l'Élysée peinent à se mettre d'accord sur le futur DGPN >
Si aucune fumée blanche n'est sortie du conseil des ministres concernant la nomination des patrons de la police et de la gendarmerie, c'est que le ministère de l'Intérieur, le Premier ministre et le président de la République ne sont pas tombés d'accord sur le nom du futur Directeur général de la police nationale. Alexandre Brugère, ex-directeur de cabinet de Gérald Darmanin, n'est plus soutenu, et sûrement pas par Bruno Retailleau qui a poussé la candidature d'Hugues Moutouh, actuel préfet des Alpes-Maritimes en guerre ouverte avec Christian Estrosi, le maire de Nice. Ce nom n'a pas recueilli un accueil enthousiaste de la part de Michel Barnier qui n'est pas prêt à aller au « clash » à l'Élysée pour cela. Matignon cherche donc un autre préfet susceptible de faire l'unanimité. Certains citent le nom de Jérôme Bonet, préfet du Gard, après avoir passé quatre ans à la police judiciaire. D'autres celui d'Éric Jalon, actuel Directeur général des étrangers en France, passé par le cabinet de Nicolas Sarkozy. À l'Élysée, si Emmanuel Macron fait mine de ne pas s'en occuper, son directeur de cabinet, Patrick Faure, pousse la candidature de Louis Laugier, préfet de l'Isère. Du côté de la gendarmerie, un consensus serait sur le point de s'établir en faveur du général de corps d'armée Hubert Bonneau, commandant du GIGN au moment de l'attentat du Bataclan.