Inquiétudes au sommet de l'exécutif >
C'est une « cinquième vague » qui tombe au pire moment pour l'exécutif. Les réactions à la suite des annonces faites la semaine dernière par le ministre de la Santé Olivier Véran ont été scrutées de près par l'exécutif, qui craint des troubles sociaux à l'instar de ce qui se passe actuellement dans d'autres pays de l'Union européenne, où l'on manifeste contre le pass vaccinal ou de nouveaux confinements. Plusieurs conseillers proches du Château, contactés par nos soins, expliquent presque d'une seule voix que le gouvernement n'avait pas d'autres choix que de protéger les Français, malgré le risque de réactions.
Politiquement également, ces annonces viennent parasiter la suite de la précampagne du chef de l'État (pas encore candidat) et renforcer les partis d'opposition. « C'est un choix cornélien. Même si l'on comprend que le premier objectif est de faire diminuer le nombre de cas et de protéger les citoyens », explique un parlementaire La République en marche bien au fait des dossiers de santé. Il ajoute : « Alors oui, il y aura des mécontents et il en faut peu pour que le contexte social se tende à nouveau. Mais ne rien faire serait bien pire. Le gouvernement prend ses responsabilités comme toujours. » Désormais, ce n'est plus une hypothèse mais une certitude : la crise sanitaire va durablement s'inviter dans la prochaine élection présidentielle.