Avis de gros temps pour le chef de l'État >
«Ça ne pouvait pas plus mal tomber », quand on demande à ce ponte de la macronie comment il voit la prochaine échéance présidentielle pour le chef de l'État… « Beaucoup d'éléments sont contre nous : la hausse du prix de l'énergie, les cas de Covid-19 qui commencent à repartir à la hausse, sans parler de la colère sociale héritée des Gilets jaunes toujours sous-jacente et des candidats qui, à six mois de l'élection présidentielle, ont des propos de plus en plus radicaux. » Face à cela, pourtant, plusieurs conseillers ou parlementaires cherchent à rassurer : à LREM, on pense que la prochaine séquence européenne du chef de l'État, qui prendra pour trois mois la présidence du Conseil de l'Union européenne des mois de janvier à mars prochains, pourra apporter d'autres sujets à la campagne électorale et remettre Emmanuel Macron au cœur du jeu politique. « Mais cela ne sera pas suffisant » prophétise un allié de poids au MoDem, qui pense qu'« Emmanuel Macron ne devra pas se faire dicter le tempo de la campagne, même si place de président sortant n'est jamais la plus simple ». Pas encore officiellement en campagne, le chef de l'État multiplie pourtant ces derniers jours annonces et déplacements. Comme pour limiter d'hypothétiques contestations à venir.