Quand 2022 ressemble à 2002 >
C'est une analyse de plus en plus en vogue parmi les parlementaires, conseillers et collaborateurs de l'exécutif : 2022 aura beaucoup de points communs avec la campagne présidentielle de 2002. Les raisons ? Un conseiller proche du Château explique : « Le ticket d'entrée du second tour va être très bas. On le voit bien dans les différents sondages d'opinion : il faut être à 16 %/17 % pour accéder au second tour. Exactement comme en 2002, où Jean-Marie Le Pen était à 17 et Jospin à 16. Ça ne s'est joué à rien. »
Un parlementaire de premier plan de la macronie, d'accord avec cette analyse, ajoute : « De plus, il risque d'y avoir beaucoup, pas autant, mais beaucoup, de candidats sur la ligne de départ, comme en 2002 avec une gauche divisée, plusieurs sensibilités souverainistes et centristes… l'éparpillement des voix sera mécanique. » Quant au choc Jean-Marie Le Pen de 2002 ? « Il pourrait être remplacé par un choc Zemmour », affirme un proche du pouvoir, « même si, naturellement, ce serait là un choc d'adhésion et non de rejet. Mais la surprise serait telle qu'on pourra qualifier, si cela se produit, la prochaine présidentielle d'imprévisible ou hors norme. C'est en cela qu'on peut faire un parallèle avec 2002 ».