Fin de la peur d'un « outsider » ? >
C'était une théorie qui a agité la vie politique pendant le premier semestre de cette année : la peur d'un candidat « outsider » pour la prochaine élection présidentielle : issu du mouvement des Gilets jaunes, humoriste (Jean-Marie Bigard, par exemple) ou candidat totalement antisystème… Pourtant, cette « menace » semble s'éloigner, de l'avis de plusieurs conseillers du Château. « Le seul qui peut désormais paraître en dehors du sérail, c'est Zemmour », analyse l'un d'eux, qui ajoute que « même si tout va très vite et qu'on ne peut pas prédire l'avenir, les signaux qui pourraient mener à une candidature type Beppe Grillo (chef du Mouvement 5 étoiles italien, NDLR) semblent ne plus trop être d'actualité. » Crise sanitaire, rentrée difficile, fin des aides économiques… « Les Français veulent du sérieux et attendent une bonne gestion des choses dans les mois et années à venir. Un amuseur public ne pourra pas être crédible sur le long terme. Il faut des propositions », explique un autre conseiller, pour qui « le filtrage des 500 signatures est aussi un bon moyen de limiter ce type d'extravagances ».