L'exécutif à l'heure du choix >
Si l'Élysée a démenti tout remaniement, préférant évoquer des « ajustements », au lendemain des scores désastreux pour la majorité lors des élections régionales et départementales, il paraît désormais inconcevable qu'avant le mois de septembre le gouvernement ne change pas. Ainsi, comme vous le révélait déjà votre Lettre la semaine dernière, une dizaine de ministres pourraient être sur le départ, dont de nombreux battus lors des élections intermédiaires. Mais des doutes subsistent encore. « Nous ne pouvons pas nous séparer de toutes les figures “fortes” sous prétexte qu'elles ont été battues », balaye un parlementaire influent de la macronie ; un de ses collègues adopte la même version, estimant qu'« il est difficile de faire un grand ménage avant 2022 ; le mot “réajustement” apparaît comme étant le plus juste ». Côté Élysée, c'est évidemment silence radio. Même si certains ministres apparaissent de facto affaiblis ou lassés de leurs fonctions. Pour 2022, le « gouvernement de combat » devra se faire avec des poids lourds, ayant gardé leur épaisseur politique, mais aussi avec des jeunes visages d'En marche ayant émergé au cours du quinquennat. Difficile équation à résoudre pour le président de la République.