ENTREPRISES – FINANCE – MARCHÉS /
31/08/2020
Le sujet qui fâche : l'achat de Simon and Schuster
Lors de la publication des résultats semestriels, Arnaud Lagardère l'a annoncé : son groupe participera aux enchères pour le rachat de l'éditeur américain Simon and Schuster valorisé au moins un milliard d'euros.
Le problème, est que si le groupe dispose bien d'une trésorerie de ce montant-là, il ne peut pas entièrement la consacrer à cette opération, dans la mesure où, au premier trimestre, il a brûlé 500 millions d'euros de cash, en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Conseillé par Grégoire Chertok, Arnaud Lagardère a donc choisi de faire appel à des investisseurs privés qui prendraient 49 % d'une holding ad hoc. Mais compte tenu des problèmes liés à la gouvernance, il a fait appel à l'avocat Antoine Gosset-Grainville pour blinder l'opération.
D'où l'idée de créer une « poison-pill » qui permettrait aux investisseurs de mettre la main sur Simon and Schuster en cas de changement de contrôle de Lagardère. Selon certaines informations, c'est Hachette Publishing, dirigée par Arnaud Nourry qui pourrait voir son capital ouvert à des investisseurs. Avec la difficulté, toutefois, que lorsqu'un groupe coté touche à l'un de ses actifs essentiels il doit mettre en place une offre publique de retrait. Ce qu'Antoine Gosset-Grainville cherche à éviter.
Cette semaine, dans la rubrique ENTREPRISES – FINANCE – MARCHÉS