ISABELLE KOCHER CONFORTÉE CHEZ ENGIE
Il se passe tous les jours quelques jours chez Engie, où les rumeurs, les manœuvres obscures et les arrivées ou les départs de cadres dirigeants empêchent de voir le travail colossal mené en matière d'adaptation de la stratégie par la directrice générale Isabelle Kocher. Recrutée par Gérard Mestrallet, qui souhaitait écarter Jean-François Cirelli, pourtant destiné à lui succéder, Isabelle Kocher s'est vite émancipée de son mentor. Et l'ancien patron de Suez est entré en conflit avec la nouvelle directrice générale. Lui-même remplacé par l'ancien patron de Solvay, Jean-Pierre Clamadieu, la situation n'a guère évolué en termes de gouvernance avec une friture permanente sur la ligne entre la directrice générale et le président non exécutif. À tel point que Jean-Pierre Clamadieu a demandé qu'une évaluation des quatre années de mandat d'Isabelle Kocher soit menée par un cabinet de conseil. C'est une pratique assez courante, surtout lorsqu'il s'agit de mener ce que l'on appelle un « 360 degrés » (Henri de Castries s'y soumettait régulièrement à la tête d'Axa). Mais il y avait de la part des initiateurs de cette manœuvre la volonté d'humilier la patronne d'Engie. Selon les informations de La Lettre de L'Expansion ce rapport qui va être présenté d'ici peu au Conseil d'administration d'Engie conforte Isabelle Kocher même s'il ne cache pas sa difficulté à fédérer les équipes. Il salue sa vision stratégique et sa capacité à la mettre en œuvre tout en apportant un bémol sur sa volonté de mettre l'accent sur une activité services peu rentable comme l'ont montré les chiffres publiés la semaine dernière.