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Pouvoirs / Assemblée nationale / 02/11/2026

Remous autour de la commission d'enquête sur le 17 octobre

Véhicules incendiés, à proximité de la place de la République à Paris, en marge des manifestations du 17 octobre 2026 (photo Telmo Pinto/NurPhoto/AFP).

La commission d’enquête de l’Assemblée sur les violences urbaines commises les 17 et 18 octobre, présidée par Vincent Caure (EPR, français d’Europe du Nord) et rapportée par Roger Vicot (PS, Nord) et Pouria Amirshahi (Ecol. Paris), devrait bien auditionner ce 3 novembre à 16 h 30 le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

La troisième co-rapporteure élue le 21 octobre, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons, Seine-Maritime), qui s’était déjà mise en retrait la semaine dernière, a annoncé ce 30 octobre sa démission, justifiée par le fait qu'"une commission d’enquête ne peut pas remplir pleinement sa mission sans un cadre de travail respectueux des équilibres démocratiques et de la composition de notre Assemblée". La controverse avait éclaté dès l’élection des co-rapporteurs, le RN ayant annoncé qu’il boycotterait la commission, son candidat Michaël Taverne n’ayant pas été élu, alors qu’un accord conclu en conférence des présidents prévoyait que trois co-rapporteurs représenteraient les trois principaux "blocs" représentés à l’Assemblée.

"Pourquoi tant d’effort pour tenter de décrédibiliser cette commission d’enquête ?", a réagi sur X, Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée. "À quoi sert la campagne présidentielle d’Edouard Philippe si ses députés sont les petits télégraphistes de Marine Le Pen ?", a-t-il ajouté.

Si certains députés croisés en fin de semaine à l’Assemblée évoquaient le "détournement" de plus en plus fréquent des commissions d’enquête, caractérisé par celle menée à charge par le député ciottiste Charles Alloncle contre l’audiovisuel public, ce n’est pas tant une volonté de "voler au secours" du RN qui motiverait la position d’Agnès Firmin Le Bodo, faisaient valoir d’autres, que celle de refuser qu’elle tourne au procès public contre les ministres Laurent Nunez et surtout Gérald Darmanin, proche d’Edouard Philippe.

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