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Business / Assurances / 12/10/2026

Axa a rompu son contrat avec la Cour Pénale Internationale

La Cour Pénale Internationale (photo D.R.).

Depuis quelques jours, Axa, l’assureur français que dirige Thomas Buberl et que préside Antoine Gosset-Grainville, n'assure plus la santé du personnel de la Cour pénale internationale, qui a dû se trouver un autre assureur dont elle tait le nom. Axa invoque les risques découlant de l'application extraterritoriale des sanctions américaines et un environnement international de plus en plus tendu et complexe pour les entreprises.

Axa a pourtant cherché la parade pendant des mois, en interne comme avec la Cour Pénale Internationale. Mais le 22 septembre dernier Donald Trump a exhorté les États à quitter cette "institution voyou", et affirmé que son administration s’apprêtait à mettre en œuvre des sanctions de nature à entraver le fonctionnement même de la juridiction.

L'affaire dit moins la frilosité d'Axa que l'impuissance de l'Europe. Très exposé outre-Atlantique depuis le rachat de XL Group, l'assureur n'allait pas livrer un bras de fer au Trésor américain pour un simple contrat de frais de santé. Faute de bouclier européen protégeant des sanctions de pays tiers, Axa a joué la prudence.

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