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Le Lab / Budget / 14/09/2026

Unédic : deux milliards de plus, zéro euro d’économie (iFRAP)

La Fondation iFRAP décortique l’éventualité d’une nouvelle ponction de Bercy sur l’assurance chômage en 2027 : l’opération améliore l’affichage budgétaire de l’État sans réduire le déficit public.

Logo de l'Unédic, l'Union National Interprofessionelle pour l'emploi dans l'Industrie et le Commerce (photo Emma Da Silva/AFP).
  • Le constat. Depuis 2023, l’État prive l’Unédic de 12,05 milliards d’euros de recettes en ne compensant que partiellement les exonérations de cotisations patronales. En 2026, Bercy n’a pas compensé 4,1 milliards, et envisagerait jusqu’à 2 milliards supplémentaires au PLF/PLFSS 2027. Samuel-Frédéric Servière, de la fondation iFRAP, rappelle que l’Unédic relève des administrations publiques : le prélèvement n’est qu’un transfert interne. Il transforme un excédent de 1,8 milliard en déficit de 2,3 milliards, portant la dette du régime à 61,5 milliards.
  • Pourquoi c’est important. L’opération s’est avérée coûteuse. En effet, l’Unédic emprunte 9 points de base au-dessus de l’OAT, et sa contribution à France Travail reste assise sur des recettes qu’elle n’encaisse pas, portant son taux d’effort réel à 12 % en 2028. Coût complet des 12,05 milliards d’euros : plus de 14 milliards d’euros pour le régime. Une ponction de 2 milliards en 2027 ramènerait le solde attendu de + 2,1 milliards à près de zéro et reporterait tout désendettement à 2028. Au-delà du montant, l’iFRAP pose la question de fond : l’assurance chômage doit-elle rester une variable d’ajustement de la présentation du budget de l’État ?
Cette semaine, dans la rubrique Le Lab