Relance impossible : quand les dépenses publiques contraintes empêchent l’ajustement budgétaire (CEPR) >
Une étude du CEPR définit la "masse salariale publique" comme un facteur de rigidité, au détriment de la relance de l’économie.
- Le constat. Pour agir sur la dépense publique, encore faut-il pouvoir bouger le curseur. Une étude du Centre for Economic Policy Research (CEPR) montre que la réussite d’un ajustement budgétaire ne dépend pas seulement de la conjoncture, mais de la composition de la dépense. L’indicateur de rigidité est concret : le poids de la masse salariale publique.
- La méthode. À partir d’un large échantillon de pays, le think tank établit qu’une masse salariale publique plus élevée limite les améliorations du solde primaire structurel, comme la probabilité d’entrer en consolidation. Quand l’État doit "tenir la barre" avec une dépense rigide, il privilégie les coupes dans les postes flexibles, notamment l’investissement public, plutôt que de corriger la dynamique de dépenses courantes, plus structurelle. La note souligne que la cohésion politique aide à consolider, mais que son efficacité diminue quand les postes sont verrouillés.
- Ce qu'il faut en retenir. La conclusion est claire : sans "dé-rigidification" des dépenses, la consolidation devient plus coûteuse… et fragilise le potentiel de croissance.