Guerre en "3D" : victoires tactiques, incertitudes stratégiques (IISS) >
Au-delà des gains militaires des États-Unis et d’Israël sur le terrain iranien, l’IISS appelle à considérer la guerre en "3D", y compris par ses prismes stratégiques et diplomatiques.
- Le constat. Le militaire, le stratégique et le diplomatique ne s’additionnent pas, ils se contredisent parfois. C’est la thèse de la note "Middle East war: military, strategic and diplomatic angles" de l’International Institute for Strategic Studies (IISS).
- Ce qui est important. Dans la première dimension, militaire, la supériorité technologique peut produire des effets rapides (frappes, désorganisation, pression), mais au prix d’une extension de la surface de risque : missiles, drones, mer, proxys, infrastructures. Dans la deuxième dimension, stratégique, la question devient celle de l’ "endgame", au cœur des préoccupations américaines : quel seuil d’escalade acceptable, quelles conditions de fin pour parvenir en position de force à un "deal" ? Enfin, en ce qui concerne la troisième dimension, diplomatique, l’IISS souligne que les prochains mouvements redéfiniront probablement l’équilibre régional et les différentes alliances.
- A suivre... Au-delà des premières semaines de frappes qui ont saturé l’actualité, l’issue du conflit se jouera dans la capacité des acteurs à anticiper les risques et à contenir l’escalade.