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Pouvoirs / Éditorial / 02/02/2026

Que restera-t-il du macronisme ?

Emmanuel Macron à l'Elysée, le 28 janvier dernier - TOM NICHOLSON / POOL / AFP

Dans quinze mois Emmanuel Macron quittera l’Élysée après y avoir passé dix années. Que restera-t-il de ces deux mandats sur le plan économique ? Une dette augmentée d’au moins 1 200 milliards d’euros. Un déficit budgétaire parmi les plus importants de la zone euro. Et un taux record des prélèvements obligatoires. Celui qui dès le mois de juillet 2017 avait déroulé "une politique de l’offre" si précieuse pour créer des emplois, stimuler l’innovation, et partager des richesses a été contraint de renoncer à pratiquement toutes les mesures adoptées dans l’euphorie du début du premier mandat. L’impôt sur les sociétés qui a été progressivement abaissé est reparti à la hausse pour les plus grandes entreprises. La réforme des retraites, et l’allongement à 64 ans de l’âge légal pour arrêter de travailler ont été abandonnés en rase campagne en échange d’une fausse mansuétude des socialistes.

Le cheval qui tire le char

Surtout les entreprises sont redevenues des cibles, tant de la part des pouvoirs publics, que du fisc et plus encore de l’opinion. À droite comme à gauche on ressort cette phrase de Balzac selon laquelle : "à l’origine de toute grande fortune, il y a un grand crime". Le résultat, ce sont des faillites qui augmentent, un chômage qui est reparti à la hausse et surtout des patrons qui préfèrent investir ailleurs qu’en France, là où l’herbe est plus verte. Le président de la "start-up nation" est désormais caché derrière ses lunettes de soleil. On aurait pourtant tellement aimé que pendant ses dix années de mandat il répète à l’instar de Churchill : "on considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char."

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