Il y a bien un problème von der Leyen >
Donald Trump a, une fois encore, réussi son show, et gagné son bras de fer sur le Groenland. Vulgaire, outrancier et menteur, il a placé la barre des enchères si haut qu'il a pu rentrer aux États-Unis avec le sentiment de la victoire tout en permettant à chacun de sauver la face. Dans cette bagarre, comme dans celle sur les droits de douane, il a bénéficié de l'inertie totale d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Cette aristocrate allemande n'a pas hérité de ses prestigieux ancêtres le sens de l'honneur, l'art du combat et le goût de la victoire. On se souvient comment, l'été dernier, elle s'est rendue, piteuse sur le golf de Turnberry en Écosse « remercier » Donald Trump de n'imposer les produits européens qu'à hauteur de 15 % et s'engager à investir 600 milliards de dollars outre-Atlantique. Il y a dix jours elle s'est précipitée au Paraguay pour signer un accord du Mercosur auquel est pourtant opposée la majorité des députés européens. Mais surtout plus d'un an après avoir reçu le rapport Draghi pour remettre en marche, l'innovation, la productivité, la recherche et la croissance en Europe, elle a tout fait pour enterrer ces précieuses recommandations tirant ainsi, nolens volens, une balle dans le pied de l'Union européenne. Elle ne porte pas seule tous les péchés de la technocratie européenne. Mais elle incarne cruellement ce manque de leadership qui transforme notre précieux continent en un territoire d'herbivores, sur une planète où seuls comptent désormais les carnivores.