Radio et presse vent debout contre un nouvel assouplissement >
L es réflexions engagées par le gouvernement autour d'un assouplissement éventuel de la réglementation des secteurs interdits de publicité télévisée, notamment les opérations promotionnelles de la grande distribution, provoquent une levée de boucliers de la radio et de la presse. Face au Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV), qui encourage les pouvoirs publics à un élargissement en faveur des chaînes, l'Alliance de la presse d'information régionale et le Syndicat des radios indépendantes (SIRTI) fourbissent leurs arguments. Les quotidiens régionaux et les radios locales, qu'ils représentent notamment, seraient les plus impactés par le transfert de budgets éventuels. En question, la forte implantation régionale des enseignes de la grande distribution. Selon une étude commandée à l'institut France Pub et rendue publique début mars, cette ouverture ferait perdre annuellement aux deux médias respectivement 103 millions et 32 millions d'euros. Pour l'affichage extérieur, le manque à gagner serait de 22 millions d'euros. Un premier assouplissement de la réglementation réalisé en 2007, qui avait ouvert les écrans à la publicité institutionnelle des enseignes de la distribution, aurait déjà généré une perte de près de 260 millions pour les trois familles de médias, radio, presse et affichage.