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Pouvoirs / Éditorial / 11/04/2023

Comment sortir de la nasse ?

D ans sa jeunesse, Emmanuel Macron a consacré son mémoire de philosophie à Machiavel. Ce n'est donc pas lui faire injure que de rappeler l'une des maximes du célèbre florentin : « La meilleure citadelle qui soit, c'est de n'être point haï du peuple car, même si tu tiens les forts, quand le peuple te hait, ils ne te sauveront pas. » Trois mois après la présentation de la réforme des retraites, le chef de l'État doit absolument trouver un moyen de sortir de la nasse.

Tout le monde a bien compris qu'il n'entend pas demander aux Français de se prononcer. Soit à l'occasion d'un référendum. Soit par de nouvelles élections législatives à la suite d'une dissolution. Il ne souhaite sûrement pas être désavoué par le Conseil constitutionnel dont on peut penser qu'il validera l'essentiel du texte portant à 64 ans l'âge légal de la retraite. Et ses proches conseillers qui lui suggéraient de parier sur une division de l'intersyndicale se sont tous trompés. Ce qui le conduit à multiplier ses attaques contre Laurent Berger.

À moins de trois semaines du 1er mai, où l'on devrait assister à une grande fusion des colères, le président de la République doit impérativement apaiser. Compliqué, dans la mesure où la Constitution l'oblige à promulguer la loi dans les quinze jours qui suivent l'avis des sages. Sauf à recourir à l'article 10 de cette Constitution qui lui donne la possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles.

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