Lumière sur un tournant... >
Rebond surprise, ce 7 décembre, dans le palpitant « feuilleton » des auditions menées par la commission d'enquête de l'Assemblée sur les raisons de la perte de souveraineté énergétique de la France, présidée par Raphaël Schellenberger.
Comme l'a noté son rapporteur Antoine Armand, François Jacq, actuel administrateur général du CEA, a émis une opinion « orthogonale » à celle exprimée la veille par son prédécesseur, Daniel Verwaerde. Ce dernier avait affirmé qu'en abandonnant en 2019 la construction du réacteur à neutrons rapides Astrid, son successeur avait « intériorisé la contrainte » économico-politique imposée par les cabinets ministériels. L'ex-patron de l'Andra, a assuré que, le choix fait d'avancer « pas à pas », a été dicté par les travaux restant à mener sur la supply chain. Et par le risque, jugé faible, d'indisponibilité d'uranium…