TV Magazine, Le Figaroscope : les pépites du Figaro à la peine >
Coup sur coup, le groupe Figaro subit deux revers, dans un contexte économique pourtant favorable pour le groupe en 2021 (500 millions d'euros de recettes et 13 millions d'euros de résultat d'exploitation). Le quotidien du groupe Dassault arrêtera, à la rentrée, Le Figaroscope. Ce supplément hebdomadaire, consacré aux sorties culturelles et gastronomiques dans la capitale, avait déjà réintégré, en 2018, Le Figaro sous forme d'encart de huit pages. En septembre, un cahier centré exclusivement sur les restaurants, mais à l'échelle de l'Hexagone, remplacera la formule actuelle. L'actualité des spectacles et des musées intégrera de son côté les pages culture. La réduction des investissements publicitaires dans ce domaine, après 18 mois de fermeture des lieux culturels en raison de la Covid-19, est l'explication de la fin du Figaroscope.
Lors d'un comité social et économique, qui s'est tenu le 28 juin, la direction du Figaro a, par ailleurs, annoncé un arrêt possible en décembre de TV Magazine. Le supplément de télévision du Figaro est distribué à 3,8 millions d'exemplaires par la presse quotidienne régionale depuis 1987. En raison du lancement début 2023, par les cinq principaux groupes de PQR (Ouest-France, Sud Ouest, Rossel, Ebra, Centre France) de son concurrent Diverto, dont le tirage annoncé est de 3 millions d'exemplaires, l'avenir de TV Magazine semble, de fait, compromis. Ce sont des différends commerciaux, dans un contexte de flambée des prix du papier, qui ont provoqué la rupture. Au-delà de l'arrêt de cette pépite, certes en déclin, Le Figaro sera soumis à un autre souci de taille avant l'année prochaine. Il devra assurer la continuité de service vis-à-vis des quotidiens de PQR qui n'adopteront pas Diverto, avec lesquels il est engagé contractuellement.