L'activisme du Sirti >
Le Syndicat des radios indépendantes (Sirti) accélère son lobbying à l'approche de la présidentielle. Regroupant 170 stations, il fera ses propositions fin mars à la Direction générale des médias et des industries de la communication (Dgimic) sur les critères du label d'acteur de l'audiovisuel local. Annoncé à la suite des Assises des médias audiovisuels locaux, tenues en novembre en présence de Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, ce statut offre deux avantages principaux. Il permettra, d'une part, aux radios et télévisions locales retenues de prétendre à des aides directes à la diffusion émanant des pouvoirs publics. À la clé de ce label, d'autre part, des exonérations de TVA pour les annonceurs publicitaires. Le Sirti est aussi en embuscade sur la question hautement sensible de la publicité segmentée. Depuis mai 2020, et pour une durée test de deux ans, les stations de radio et les chaînes de télévision nationales ont obtenu le droit de proposer des offres ciblées géographiquement. Dans la perspective d'une probable autorisation dans la durée de la publicité segmentée, l'organisme professionnel bataille sur l'encadrement de ces spots. Le Sirti réaffirme notamment son refus qu'ils puissent contenir une adresse ou une identification géographique explicite pour les auditeurs. Les médias audiovisuels locaux, dont l'essentiel des ressources provient de la publicité locale, sont déjà fortement concurrencés, comme la PQR, par les Gafam.