Les conséquences du passage de Condé Nast France sous tutelle britannique >
Les Publications Condé Nast, filiale française du groupe américain Condé Nast, ont vu la totalité de leur management éditorial quitter la société au premier semestre. Chez Vogue Paris, rebaptisé Vogue France, la jeune journaliste Eugénie Trochu a succédé à la rédactrice en chef Emmanuelle Alt. L'influenceur Pam Boy pilote quant à lui le mensuel masculin Gentlemen's Quarterly (GQ) en remplacement d'Olivier Lalanne. Olivier Bouchara, rédacteur en chef des enquêtes de Vanity Fair vient de succéder à Joseph Ghosn à la tête du mensuel féminin. Enfin, la responsable éditoriale Marina Hemonet remplace Marie Kalt à la tête d'Architectural Design (AD). Chacun de ces nouveaux responsables est placé sous la houlette d'un superviseur à l'échelle internationale de Condé Nast. Ainsi les éditeurs anglais de Vogue, Edward Enninful, italien de Vanity Fair, Simone Marchetti, américain de GQ, Will Welch, et allemand d'AD, Oliver Jahn, chapeautent désormais les quatre marques. Cette réorganisation du groupe Condé Nast au plan mondial à la rentrée est la conséquence de la crise sanitaire dévastatrice pour la publicité. Ainsi, en France, les Publications Condé Nast ont vu leurs recettes reculer de 35 % en 2020 (40 millions d'euros) entraînant une perte de 8 millions d'euros. Conséquence, la suppression de 25% des effectifs annoncée l'été dernier, soit 50 postes au total.