Il n'y a pas que les banques à avoir sacrifié les coupons >
Selon la dernière étude mondiale de la société de gestion Janus Henderson, les sommes versées aux actionnaires, au deuxième trimestre 2020, ont baissé de 108,1 milliards de dollars par rapport à la même période en 2019. Plus du quart des entreprises suivies ont réduit, suspendu ou annulé le versement. Presque toutes les régions du monde sont concernées par ce mouvement. L'Europe se distingue particulièrement. Les dividendes ont chuté de 45 % sur le Vieux Continent, plus de la moitié des entreprises européennes les ayant réduits. Parmi celles-ci, les deux tiers les ayant annulés. En France, la baisse a même atteint 57 %, huit entreprises sur dix ayant revu leurs versements à la baisse. La raison tient sans doute à la forte pression mise par le gouvernement sur les entreprises pour conserver leur trésorerie. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, a ainsi appelé très tôt à la modération sur les dividendes. Bercy a également conditionné les aides d'État et le report du paiement des cotisations fiscales et sociales au non-versement des dividendes, sous peine de devoir rembourser les aides et payer des pénalités.
2020 devrait demeurer l'année ayant enregistré la plus forte baisse des dividendes depuis la crise financière de 2008. Sur l'ensemble de l'année, la diminution des versements aux actionnaires devrait se situer entre 17 % et 23 %. La somme totale perçue par les actionnaires devrait, tout de même, dépasser les 1 000 milliards de dollars.