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TERRITOIRES / 13/07/2020

LES ÉLUS DE « TERRITOIRES UNIS » ONT FAIT PASSER LEUR MESSAGE À L'EXÉCUTIF

Le groupement d'élus Territoires unis (TU), qui regroupe les associations représentants les mairies (Association des maires de France, AMF, présidée par François Baroin), départements (Assemblée des départements de France, ADF, présidée par Dominique Bussereau), et régions (Régions de France, présidée par Renaud Muselier) de notre pays, a plaidé pour une décentralisation beaucoup plus forte, au lendemain d'un remaniement afin d'amorcer « l'acte III » du quinquennat. C'est ainsi que TU a fait ses propositions dans la foulée de celles présentées par Gérard Larcher, président (Les Républicains) du Sénat, le 2 juillet dernier, en présentant leurs « propositions pour un nouvel acte de décentralisation ». « Plus de libertés locales pour plus d'efficacité », ont ainsi déclaré les Territoires unis, plaidant pour une autonomie beaucoup plus forte de l'échelon local et de prises d'initiatives plus importantes. Les présidents des grandes associations d'élus ont également souhaité voir le domaine de la santé entrer dans leur giron, après la crise liée au Coronavirus qui a montré les défaillances de l'État central. Les trois présidents d'associations ont d'ailleurs souligné le « rôle pivot » des collectivités dans la gestion de la crise sanitaire, au moment où l'État centralisé s'emmêlait entre commandes de masques et injonctions contradictoires à la population. L'occasion pour les Territoires unis de rappeler les plans d'urgence mis en œuvre par les présidents de régions et de départements, afin de limiter l'effondrement économique des régions. « Nous entendons les territoires, plus que jamais. C'est de toute façon une volonté du président », explique ainsi un habitué du Château, qui précise que « la volonté de l'Élysée de vouloir relancer la Conférence nationale des territoires, par exemple, n'est pas anodine. On sait qu'on ne pourra pas faire sans les territoires, et que la décentralisation ne pourra pas se faire contre les acteurs concernés mais avec. Emmanuel Macron en est parfaitement conscient ». À leur tour conscients de cette volonté présidentielle, Gérard Larcher, comme les associations d'élus, ne relâcheront donc pas la pression dans les prochains mois, au moment où le renouvellement du Sénat au mois de septembre s'annonce catastrophique pour le parti présidentiel.
Cette semaine, dans la rubrique TERRITOIRES