POURQUOI L'OBS TENTE DE SE RASSURER >
La demande pressante des salariés de L'Obs, filiale du Monde, que l'hebdomadaire soit intégré dans le périmètre du pôle d'indépendance, à l'instar des autres sociétés du groupe (Télérama, Courrier international, Malesherbes Publications) n'enchante guère les actionnaires majoritaires. D'une part, cette hypothèse conduirait le groupe à devoir rediscuter les protocoles d'accord signés avec les personnels lors du rachat en 2010 du Monde de ses filiales par le trio Bergé, Niel et Pigasse. Un lourd travail juridique en perspective, qui serait probablement confié à Denis Marcheteau. Cet associé du cabinet d'avocats Chammas & Marcheteau avait conçu à l'époque le montage qui assure au pôle d'indépendance une participation de 25 % dans le capital, mais également un droit de vote favorable au conseil d'administration du Monde. Depuis, la rentrée, le pôle, qui représente les sociétés de personnels et la société des lecteurs du Monde, bénéficie enfin d'un droit d'agrément pour l'arrivée de tout nouvel actionnaire. Sur le fond, la situation de L'Obs, tout juste à l'équilibre en 2019, ne pousse par non plus Xavier Niel et Matthieu Pigasse à vouloir uniformiser sa situation avec les autres sociétés du groupe.