VILLANI, UN ENTOURAGE PRÊT À ALLER AU COMBAT
Des choix symboliques, pour un entourage efficace autour de Cédric Villani. L'autodésigné candidat « alternatif » de la République en marche (LREM) à la mairie de Paris a nommé porte-parole de sa campagne deux femmes et un enfant de l'immigration à la tête bien faite. Élue PS dans le 18e arrondissement de Paris depuis 1995, Anne-Christine Lang, ex-suppléante de Jean Marie Le Guen et rare députée sortante PS investie par En marche en 2017, est depuis le ralliement fin août de Mounir Mahjoubi à Benjamin Griveaux, la seule des onze députés LREM de Paris à soutenir Cédric Villani. Maire-adjointe du 4e arrondissement où elle a rallié une liste PS après une dissidence de l'UDI, Anne Le Breton avait été l'unique candidate à l'investiture LREM à Paris de mai à juillet. Enfin, Rayan Nezzar, énarque de 28 ans grandi à Montreuil, aujourd'hui haut fonctionnaire à Bercy et professeur d'économie à Dauphine, avait été l'éphémère porte-parole de LREM du 4 au 8 janvier 2018. Avant d'être limogé par Christophe Castaner pour des tweets agres-sifs d'étudiant. Cédric Villani pourra également compter sur la députée de la 2e circonscription des Français de l'étranger (Amérique latine et Caraïbes) et habitante du 20e arrondissement lorsqu'elle est à Paris, Paula Forteza. Engagée « depuis le début » aux côtés de Cédric Villani, elle sera en charge de la démocratie locale et participative, et compte mettre en place les outils numériques à même d'associer les Parisiens aux grands choix qui les concernent, en allant bien au-delà des budgets participatifs. D'autres parlementaires soutiennent le candidat dissident, dont Pierre-Alain Raphan. Député LREM de l'Essonne, qui s'était déplacé le soir de l'annonce de candidature. Avec lui, d'autres députés LREM du Sud-Ouest (Loïc Dombreval, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, Claire Pitollat) et de l'étranger (Paula Forteza, Amérique latine). Présent lui aussi, Matthieu Orphelin. Élu du Maine-et-Loire passé non inscrit depuis le départ de Nicolas Hulot du gouvernement, il assurait représenter là son mentor « comme toujours ».