CHALLENGES-RENAULT : LES RAISONS DE LA TENSION >
Le fait que Claude Perdriel ait dû renflouer seul le groupe Challenges (2,7 millions d'euros de pertes en 2018) au milieu de l'été est le résultat de nets désaccords entre le PDG et son actionnaire de référence, Renault, depuis 2018. Conséquence, le constructeur a été dilué à 35 % du capital (au lieu de 44 %), Perdriel souscrivant seul à l'augmentation de capital prévue de 3,5 millions d'euros. En cause pour le constructeur, la stratégie du PDG, largement orientée vers la diffusion imprimée et la promotion dans les points de vente de presse. Les lourds investissements de Challenges sur ce canal en baisse restent incompris par Renault à l'heure où les autres groupes de médias investissent essentiellement sur le digital.