JACQUES MAIRE, MAESTRO DU GRAND DÉBAT AU SEIN DU GROUPE LREM >
Jusqu'alors discret vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, le député LREM Jacques Maire se fait de plus en plus entendre en macronie. Et ce n'est pas près de s'arrêter. En effet, le Palais-Bourbon verra les huit groupes politiques de l'Assemblée débattre ces 2 et 3 avril dans l'Hémicycle des quatre chapitres du « Grand Débat » proposés par le président de la République. Énarque (promotion Jean-Monnet) et diplomate passé par les cabinets de Pierre Bérégovoy et Dominique Voynet, puis dans le privé chez Axa, avant un retour à la politique au quai d'Orsay sous Laurent Fabius, le fils de feu Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT de 1971 à 1988, a assuré, ces dernières semaines, l'animation des quatre réunions thématiques et de deux réunions plénières des 304 membres du groupe majoritaire. Lesquels ont commencé la semaine dernière à échanger avec les ministres. Dans leur viseur, deux temps forts : la restitution du diagnostic, le 15 avril, avec les « garants ». Puis la réponse du gouvernement « entre le 15 avril et le 1er mai ». « C'est un gros pari pour le groupe », confie à La Lettre cet ancien élu local du Finistère. « Nous voulons montrer un groupe compétent, uni, qui a de vraies propositions et souhaite peser. » Aujourd'hui élu de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine où les électeurs « ont des idées d'économies » à réaliser, il a en tête la création d'un « guichet social unique inter-administrations ». Pour l'exécutif, qui a tout intérêt à ce que les débats se passent sans accrocs, cette séquence est également importante.