DANS LES COULISSES DE LA CESSION DE L'EXPRESS >
La cession majoritaire de L'Express par Altice France détenu par Patrick Drahi à News participations, la holding d'Alain Weill, répondrait à deux objectifs prioritaires. D'une part, cette vente, considérée comme un artifice juridique (Alain Weill est le président d'Altice France), permettra de sortir les 14 millions d'euros de pertes de L'Express en 2018 des comptes d'Altice France. D'autre part, retiré de l'ensemble SFR Presse (Libération), L'Express serait plus facilement cessible à un groupe tiers en cas d'échec de cette nouvelle relance. En 2010, Alain Weill avait revendu La Tribune au bout de deux ans. Pour l'heure, le patron de Nextradio TV (BFM, RMC), qui fera partir 40 salariés (dont 30 journalistes), s'est engagé à investir 20 millions d'euros pour transformer L'Express en « The Economist » français. Une nouvelle formule est prévue pour septembre après avoir recruté une quinzaine de journalistes d'expérience, plus en adéquation avec la nouvelle ligne éditoriale de L'Express, tournée vers les formats longs et les enquêtes.