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Médias / 29/10/2018

CAPITAL ECONOMICS MET EN GARDE CONTRE LA HAUSSE DU DEFICIT AMERICAIN

Les Etats-Unis ont annoncé en début de semaine dernière que leur déficit budgétaire pour l'exercice 2018, qui s'est clôturé le 30 septembre dernier, avait atteint un niveau record de 779 milliards de dollars, contre 666 milliards de dollars il y a un an. Soit une hausse de près de 17 % en douze mois. Le déficit représente donc désormais 3,9 % du PIB, contre 3,5 % du PIB au 30 septembre 2017. Un motif d'inquiétude pour Neil Shearing, chef économiste au sein du cabinet de recherche londonien Capital Economics. Car les dépenses publiques augmentent généralement lors des phases de ralentissement économique, rappelle l'expert, qui estime que les plans de relance à grande échelle arrivant aussi tard dans un cycle représentent une erreur de stratégie. Rappelons que les Etats-Unis ont vu leur économie progresser de 2,3 % l'an passé, période où le déficit aurait justement dû diminuer, à mesure que les recettes fiscales augmentaient et que les dépenses consacrées aux allocations-chômage baissaient. Or ça n'a pas du tout été le cas, l'administration Trump ayant effectué d'importantes dépenses en matière de défense et pratiqué des réductions d'impôts massives. Même si le risque d'une crise budgétaire imminente est faible, la trajectoire budgétaire du pays à long terme est devenue insoutenable et pourrait se traduire par une forte hausse des rendements souverains du pays à moyen terme. Surtout, la détérioration de la situation fiscale américaine réduira les marges de manœuvre de l'administration en cas de ralentissement économique. Ce qui, selon Capital Economics, devrait survenir dès l'an prochain.

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