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Politique / 08/10/2018

ELECTIONS EUROPEENNES : A GAUCHE, L'ECHIQUIER PLUS AFFAIBLI QUE JAMAIS

Les rêves de certains auront tourné court : à l'extrême gauche, la division continue de régner à quelques mois des prochaines élections européennes. Démarrant en solitaire, le Parti communiste a tout misé sur Ian Brossat, l'adjoint au logement de la maire de Paris pour porter la liste. Pour le moment sans grands résultats : 1,5 % d'intentions de vote en moyenne dans les derniers sondages, au même niveau, par exemple, que la liste des Patriotes de Florian Philippot. « Ils n'ont pas voulu discuter, vexés par la force de frappe de la France insoumise. Tant pis pour eux ! », balaye ce très proche de Jean-Luc Mélenchon, pas mécontent de voir stagner les communistes. Le Parti socialiste, aussi, est plus divisé que jamais : déjà (très) faible dans les sondages, le refus de Pierre Moscovici de prendre la tête de liste socialiste et la volonté de l'aile gauche du PS de faire sécession (Emmanuel Maurel, figure de l'aile gauche du parti, déposera un texte alternatif qui donnera des gages… à la France insoumise) plonge le parti dans une situation impos-sible. Raison pour laquelle, il leur est si difficile de trouver une tête de liste… « Qui prendra le risque de faire moins de 10 % sous l'étiquette PS ? Pour être traité de tous les noms et d'essuyer un échec ? non merci ! », confiait à La Lettre, un parlementaire socialiste dont le nom était évoqué pour conduire la liste socialiste. Sur l'échiquier de gauche, les écologistes apparaissent, eux, dans une situation bien différente. La tête de liste, eurodéputé sortant, ne cesse de répéter qu'il veut « rassembler tous les écologistes », tout en offrant une fin de non-recevoir à une possible alliance avec le mouvement Génération.s, de Benoît Hamon, privilégiant les discussions avec le mouvement de Corinne Lepage, ou l'Union des écologistes (UDE). Très importantes dans la vie d'un parti politique, les élections européennes semblent échapper totalement aux partis de gauche et d'extrême gauche. Comme si, pas encore remis des différents scores (faibles ou décevants) réalisés pour l'élection présidentielle, le réveil n'avait pas encore eu lieu.

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