LE CONSEIL DE PRESSE REFAIT SURFACE >
Bruno Studer, le président LREM de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée, enfonce le clou. Après avoir été le rapporteur de la loi sur les fausses nouvelles (fake news), qui reviendra au Parlement en octobre, le député de la 3e circonscription du Bas-Rhin veut accélérer la mise sur pied d'un Conseil de presse. Cette instance, centrée sur le respect de la déontologie journalistique, pourrait être saisie par tout citoyen. Elle existe déjà dans vingt-et-un pays de l'Union européenne. En France, éditeurs de presse et journalistes restent circonspects face à l'émergence d'un Conseil de presse considéré comme trop intrusif. Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, a pourtant elle aussi relancé le débat autour de cette question sensible. Lors du traditionnel dîner de la presse organisé par L'Humanité le 13 septembre, au musée de l'Air et de l'Espace, elle a annoncé le lancement d'une mission sur l'opportunité de créer un conseil de déontologie de la presse, accompagnant la loi sur les fake news.
Rapport attendu sur le bureau de Françoise Nyssen : fin 2018.