LES DIRIGEANTS NATIONALISTES >
corses, déçus de leur dialogue avec le gouvernement, notamment sur le projet de réforme de la Constitution, incriminent en privé deux attitudes de l'exécutif : un manque de culture historique (ils opposent les mesures obtenues sous Mitterrand alors que leur courant d'opinion était moins puissant) et une approche trop inspirée par la préfectorale. Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, qui redoute une montée dans l'île d'un sentiment anti-Français, compte engager une entreprise de séduction auprès de l'opinion française autour de ses revendications.