Epic : comment Alexandre Mars veut développer sa fondation
Entrepreneur à succès, aussi doué pour détecter les besoins de demain que pour y répondre et pour revendre très bien ses affaires, Alexandre Mars avait fait le serment, au tournant du siècle, de se lancer dans le capitalisme social. Il a tenu parole en 2008 avec Epic, une fondation établie à New York, où il vit avec sa femme et ses trois enfants. La vocation de cette organisation, dont il verrouille le capital, est claire : guider les particuliers et les entreprises pour qu'ils donnent mieux et plus, en toute confiance. Pour que le don devienne la norme.
Sur les centaines de candidatures reçues chaque année, Epic en sélectionne une dizaine. Elle accompagne ces projets sur trois à cinq ans, en s'appuyant sur 30 salariés prêts à courir le monde pour jauger de leur faisabilité ou décortiquer leur avancement. Aucun d'entre eux n'est bénévole : leurs rémunérations, qui n'ont rien d'anecdotique, et leurs frais sont couverts par le budget d'une fondation alimentée par le fonds d'investissement de son créateur. Mars Capital engrange de substantiels dividendes et plus-values de ses participations dans BlaBlaCar, Alibaba, Pinterest, Spotify et autres pépites du web devenues licornes.
A la mi-septembre, huit nouveaux projets se sont ajoutés aux quelque 30 en cours, épaulés par des équipes réparties dans huit bureaux, au plus près des donateurs : Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Dubaï, Bangkok, Singapour, Mumbai et Hong Kong. Des réflexions sont menées pour d'autres implantations, peut-être au Brésil, voire en Afrique de l'Est. Si l'utilité et le sens du don en confiance convainquent sans trop de peine les grands groupes, le message impose quelques ajustements pour convertir des ETI, des PME et surtout des start-up. Pour aider ces dernières à franchir le pas, Alexandre Mars et ses équipes élaborent des plans de promesses de cessions d'actions gratuites lors de ventes, de levées de fonds ou d'IPO.