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Coulisse de la semaine / 24/08/2015

NellyRodi : comment le chasseur de tendances veut maîtriser sa croissance

Une page se tourne au sein du cabinet NellyRodi, chasseur de tendances qui aide les marques (L'Oréal, Samsung, TripAdvisor…) à saisir l'air du temps. La première génération de pionniers ayant fondé l'agence avec sa créatrice éponyme, il y a trente ans, se retire. Son fils, Pierre-François Le Louët, aux commandes depuis 2003, compte consolider les développements entrepris ces dernières années. Car aujourd'hui, l'entreprise emploie 30 salariés dans 16 pays. L'an dernier, le chiffre d'affaires, en croissance à deux chiffres, s'est hissé à 7,7 millions d'euros, et progresserait encore en 2015.


Bien que les marques de la consommation dominent dans son portefeuille de 1 200 clients, l'agence séduit et fidélise de plus en plus d'industries ou même ADP. Aujourd'hui, le B2B pèse déjà 40 % des facturations. Pierre-François Le Louët compte renforcer et structurer son réseau international. Ainsi, la filiale japonaise sera complétée dans les prochains mois par deux autres, en Italie et en Asie du Sud-Est. Pas question de grandir trop vite : NellyRodi n'éditera que 20 cahiers de tendances par an, sectoriels et transversaux. En revanche, le nombre des missions pourrait atteindre 150 par an, contre 100 aujourd'hui.


Cette volonté de croissance tempérée s'applique aussi au dernier-né de l'entreprise : NellyRodi MoneyBox, fonds d'investissement dans des start-up innovantes autour des métiers de la création, créé avec la plus-value sur la cession de sa participation dans Michel & Augustin. Deux ans après sa création, il compte déjà trois lignes : le réseau de détecteurs de tendances Soon Soon Soon!, Etudes Studio (un collectif de créateurs pour hommes) et l'incubateur de start-up TheFamily. Il épaulera une jeune pousse par an, selon le cahier des charges suivant : des entreprises déjà implantées ou distribuées à l'étranger, au chiffre d'affaires de 300 000 à 1 million d'euros par an.