Le retour de "Libé" >
La recapitalisation opérée en 2010, avec l'apport de 9 millions d'euros d'argent frais, n'a pas suffi à assurer l'avenir du quotidien de gauche. Car celui-ci prévoit cette année une perte de 1 million d'euros, du fait de la chute de la publicité liée à la conjoncture, après avoir été à l'équilibre en 2010 et 2011. Libération, qui connaît une trésorerie toujours tendue, ne pourra ainsi faire face, fin décembre, au remboursement de sa dette (1,8 million chaque année). Edouard de Rothschild a prévenu qu'il ne réinjectera pas de nouveaux fonds. Résultat : le journal recherche des partenaires. Nicolas Demorand privilégie l'adossement à un groupe de médias.